Archives pour la catégorie poésie et litérature


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LE NOCTURNE DE L’ILE AUX CYGNES

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Vers la minuit

Viennent sans bruit

Sur l’eau qui fuit

Et luit

Trois dames blondes

Dansant des rondes

De l’Autre Monde.

Et l’onde

En sanglots longs

Roule le long des joncs.

Tandis qu’au loin s’éloigne encor

L’adieu mourant d’un air de cor,

Au clair de lune,

Quittant quelqu’une

L’une

A chacune

Dit à ses sœurs –

Les Dames-Fées

D’algues coiffées :

« J’entends des pleurs

Dans l’île en fleurs !

Allons vers sa rive odorante

Calmer celui qui se lamente

Et qui, pleurant sa folle amante,

Cherche dans l’ombre de la sente

Ses yeux moqueurs. 

« Viens avec nous, bel enfant pâle !

Nous donnons sur nos lits d’opale

L’oubli des jours

Parmi les algues enlacées,

Nous serons, blondes fiancées,

A toi toujours ! »

Et lui, suivant la voix qui chante,

Entre dans l’onde… âme dolente

Qui s’en va vers la mort clémente

Trouver l’oubli de son amante

Aux yeux moqueurs !

« Finis ses pleurs

Et ses douleurs ! »

Dit, à ses sœurs,

Chacune

Des Dames-Fées

D’algues coiffées.

L’une

Rejoint quelqu’une

Au clair de lune,

Tandis qu’au loin s’éloigne encor

L’écho mourant d’un air de cor.

Vers la minuit

S’en vont sans bruit

Sur l’eau qui fuit

Et luit

Trois dames blondes

Dansant des rondes

De l’Autre Monde.

Et l’onde

En sanglots longs

Roule le long des joncs….

André-Charles Coppier, le 10 septembre 1888, in Revue « L’Arcade  » n°5 (août 1935)

Le Monde de l’Invisible (Charles Baudelaire)

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Ange plein de gaieté, connaissez-vous l’angoisse ?
La honte, les remords, les sanglots, les ennuis ?
Et les vagues terreurs de ces affreuses nuits
Qui compriment le coeur comme un papier qu’on froisse ?
Ange plein de gaieté, connaissez-vous l’angoisse ?

 
Ange plein de bonté, connaissez-vous la haine ?
Et les poings crispés dans l’ombre et les larmes de fiel,
Quand la vengeance bat son infernal rappel,
Et de nos facultés se fait le capitaine ?
Ange plein de bonté, connaissez-vous la haine ?

 
Ange plein de santé, connaissez-vous les fièvres ?
Qui, le long des grands murs de l’hospice blafard,
Comme des exilés, s’en vont d’un pied traînard,
Cherchant le soleil rare et remuant les lèvres ?
Ange plein de santé, connaissez-vous les fièvres ?

 
Ange plein de beauté, connaissez-vous les rides ?
Et la peur de vieillir et ce hideux tourment
De lire la secrète horreur du dévouement
Dans des yeux où longtemps burent nos yeux avides ?
Ange plein de beauté, connaissez-vous les rides ?

 
Ange plein de bonheur, de joie et de lumières,
David mourant aurait demandé la santé
Aux émanation de ton corps enchanté ;
Mais de toi je n’implore, ange que tes prières,
Ange plein de bonheur, de joie et de lumières !

(Les Fleurs du mal)

rose rouge

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En poésie on n’habite que les lieux qu’on quitte.
René Char
 

Dis pépé, c’est quoi le bonheur ?

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Le bonheur mon enfant, c’est d’avoir des yeux,

Même en vitrine, sous d’horribles lorgnons.
Pouvoir observer, sur la fleur, un bourdon
Gorgé de nectar, s’arracher vers les cieux.

Le bonheur, mon petit, c’est d’être fasciné
Par une perle de rosée, courant sur le fil de la vierge,
Dans une aube radieuse au soleil qui émerge,
Cordiale promesse d’une belle journée. 

Le bonheur, tu sais, c’est pouvoir admirer,
Dans l’azur doré d’un printemps qui s’éveille,
Un magnifique rapace qui, de là-haut, surveille
Le lapereau étourdi qui a quitté son terrier.

Le bonheur, mon garçon, c’est pouvoir arpenter
La garrigue provençale, ta main dans la mienne :
Balade matinale, avant que ne survienne
Le vent brûlant, au zénith de juillet.

Le bonheur, mon enfant, c’est quand la pluie est tombée
Et fait que la terre craquelée et agonisante,
Exhale soudain une odeur douce et enivrante,
Pour remercier le ciel de la bienfaisante ondée.

Le bonheur, vois-tu, c’est, quand finit l’été,
Cueillir une pomme au sein du verger familial,
L’essuyer sur sa blouse, d’un geste machinal,
Puis mordre à belles dents, dans sa chair sucrée.

Le bonheur, tu sais, il se trouve n’importe où :
Se coucher dans le pré, écouter chanter l’herbe,
Le souffle du Mistral dans le chêne superbe,
Le murmure du ruisseau, polissant ses cailloux…

Je te souhaite des choses pures, du bonheur !
Point n’est besoin d’honneurs et de richesses.
Qu’un avenir utopique, et de folles promesses,
Ne puissent jamais, ô jamais ! endurcir ton coeur.


Pierre Clérico, 09/2000

Nous ne voulons plus

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On ne dit plus ses sentiments
Dans cette société où tout est dément
L’argent-roi est maître
Alors il faut paraître.

On préfère se faire la guerre
Et l’Homme peu à peu se perd
Dans ce monde trop superficiel
Où des nuages de haine cachent le Ciel.

Pourtant, souvent, il m’arrive de croire
Oui, souvent, je me noie dans l’Espoir
Qu’il reste à naître un nouveau Monde
Où l’Amour nous lancera ses bombes.

Il suffirait de pousser la porte du Bonheur
Pour que disparaissent à jamais les pleurs
Il suffirait de refuser l’indifférence
Pour enfin, vivre dans l’espérance.

(Anonyme)

Le lis

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Hors du coffret de laque aux clous d’argent, parmi
Les fleurs du tapis jaune aux nuances calmées,
Le riche et lourd collier qu’agrafent deux camées,
Ruisselle et se répand sur la table à demi.

Un oblique rayon l’atteint. L’or a frémi.
L’étincelle s’attache aux perles parsemées,
Et midi darde moins de flèches enflammées
Sur le dos somptueux d’un reptile endormi.

Cette splendeur rayonne et fait pâlir des bagues
Éparses où l’onyx a mis ses reflets vagues
Et le froid diamant sa claire goutte d’eau ;

Et, comme dédaigneux du contraste et du groupe,
Plus loin, et sous la pourpre ombreuse du rideau,
Noble et pur, un grand lis se meurt dans une coupe.

François COPPÉE

faim de vie

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La faim de vie me donne envie
De la vivre autant que j’écris
De la chérir comme je vis.
Si demain tout était fini ?

Auteur : www.alazais.net

Automne

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Sous mes pas, les feuilles mortes bruissent
Sur ma peau le vent froid glisse
Au dessus les arbres coulissent
Les colchiques s’épanouissent ….

Auteur : www.alazais.net


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sable

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